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Exposition au palais de justice : cinq siècles d'architecture                                                                   

La mise en valeur de cinq siècles d'évolution architecturale du palais de justice de Rouen, achevée en 2010 par la restauration des façades...  

Cette exposition se tient dans la salle des procureurs, du 6 mai au 16 juillet . Elle bénéficie  du prêt d'oeuvres magnifiques à caractère historique, et d'une scénographie novatrice.  Entrée  gratuite tous les jours de la semaine, dimanche inclus de 9 h à 18 heures.

14 expo PJ

 


La Pipe

La cigarette tue, mais la .... détend. C'est écrit dessus.... Photo de 29 cm x 39 cm collée sur un contreplaqué et trouvée lors d'une foire à tout ce WE à Villers/mer. Dans le fond, on aperçoit une Ford vedette appartenant surement à mon père, grand habitué de genre d'établissement.

Guy T.

  Pipe1f


La "semaine rouge" d'Avril 1944

Ce sont des documents qui ont séjournés durant plus de 50 ans
dans une boite dans un grenier humide sous forme de rouleaux
qu'il a fallut dérouler avec le plus grand soin avant de pouvoir
les mettre sur un scanner.
Le papier est d'époque, de mauvaise qualité sans doute fait
avec les moyens du bord. Le feuilles sont plutôt
taillées en biseaux, cassantes.
Il n'y a pas de nom de photographe.

Alors que les quais avaient été sévèrement bombardés afin
d'empêcher la jonction des troupes allemandes en retrait
du front de la Basse Normandie vers l'arrière, ce qui aurait
permis un rassemblement de forces redoutable pour la tête
de pont alliée. Les bombardements ont été particulièrement
violent sur les rives de la Seine, depuis Rouen et d'après
ce qu'on m'a dit, jusqu'au Trait. Si quelqu'un à des informations
ou photos, je l'invite à participer. Les informations en dessous
sont des témoignages entendus au fil des années auprès d'anciens.

La rue Grand-Pont a été rasée ainsi que les quartiers autour, mais aussi
les quartiers de Sotteville autour de la gare de triage.
Les ponts ont été détruits et les Allemands
se sont retrouvés pris dans un cul de sac sur les rives de la Seine avec
les armées alliées montantes dont des troupes Polonaises ayant le mord
au dents et l'aviation alliées.
La population civile, terrée des dans caves et des abris se trouve lors
de la chute d'un obus sur une construction enterrée sous des
tonnes de gravas avec des sauveteurs démunis, ici, pas de
bulldozer, pas d'engins ni même de camions . Des pelles
et des bras affamés. Des témoins de l'époque se souviennent
encore des appels au secours des enterrés, qui sont parfois morts
noyés par l'eau utilisée par les pompiers pour éteindre les
incendies. Un mamie m'ayant expliquée que sa maison sur
Sotteville ayant été pulvérisée, elle est retournée sur place malgré les
risques des bombes non explosées ou les risques d'un nouveau raid ;
pour récupérer des affaires. Elle se rappelle avoir vu une pile
de mouchoir en coton en bon état, elle les a pris dans la main, ils
sont tombés en poussière...

Le but des alliés est de détruire les colonnes blindées allemandes
encore extrêmement redoutables et pouvant encore provoquer
des dégâts considérables chez les alliés.
On peut imaginer l'état psychologique des allemands se doutant de
se qui allait arriver, des risques encourus par les civils en cas
de volonté de se venger par les occupants, Oradour ayant eu lieu
peu de temps auparavant.

Alors que le système imposé par les occupants s'effondre, la foule
cherche à s'en prendre à tous ce qui peut avoir collaboré, être
allemand ou avoir couché avec.
Les quais sont des enchevêtrements de gravas, de cadavres
brulés et d'engins détruits sur des kilomètres ...

GBR.

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 Rue_Grand_Pont_1944
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