44 billets dans la catégorie "Rouen en 1990" Flux

Retour sur "Décembre 95" .

Avec les mouvements sociaux de ces
derniers jours, le mois de Décembre 95
est souvent cité .
Voici quelques images de la dernière
manifestation ayant eu lieu durant
ce fameux mois.
Elle a eu lieu durant le week end et
il faisait vraiment froid.
Le fameux "thermomètre Mai 68" a été
battu ce jour là et je n'avais jamais vu
autant de manifestants.
Je me situais au milieu du cortège et je
n'en voyait pas la fin ; y compris depuis le haut
du boulevard des Belges.

Je me rappel aussi que la motivation
était très forte d'un bout à l'autre
du cortège, du départ à la préfecture.
Pour aller du cours Clémenceau à la
préfecture, il m'avait fallu toute
l'après midi.

Je me souviens de cette petite grand-mère
qui avait décidé de défiler, elle semblait
très agée ; avec des béquilles, non pas
pour elle, mais pour les jeunes, elle est
partie de la rue de la République.

Les deux enfants en photo qui n'ont de
noël que par la solidarité syndicale .
C'est aussi à Rouen qu'à eu lieu la première
occupation d'une ANPE*, début 1996
qui sera suivie de la "révolte de chômeurs" de
fin 1997.

A suivre ?

GBR

Matériel : Minolta SRT 101b (mécanique et insensible
au froid et aux pannes de piles).

Pontguillaume_2 Pontguillaume_1_2 Foule_2 Fontaine Medias_2 Enfants
Blousons
Blousons_2
Banderolle


Le parking fantomatique

1989. Le parking avait été déserté après une inondation,
on peut voir le niveau où l'eau est montée .
Le parking est à deux étages au bord d'une voie
empruntée quotidiennement par des milliers de
Rouennais. L'étage inondé était alors à
l'abandon depuis plusieurs mois déjà.
On nous avait prévenus que "ça craignait", que
nous risquerions de nous retrouver face à face
avec des "gouapes" .
Le personnel qui y allait, n'y restait que le minimum
de temps et filait immédiatement .
La nuit, ça n'était ; malgré la surveillance ;
qu'un "no man's land".

Nous descendons l'escalier doucement, nous quittons
l'étage encore utilisé et nous basculons dans
une autre dimension. Le bruit rauque du courant d'air
renforce le sentiment d'insécurité.
Il fait un noir d'encre.
L'escalier, que nous avons trouvé bien long
pour descendre, est bien étroit pour remonter
en vitesse.
Seul le flash permet de percer la nuit permanente.

GBR.

Boîtier : Nikon FA
Film : Ilford HP5

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1_parking_2
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Une tour détruite au Château-Blanc

Juillet 1988, une tour du Château-Blanc
est détruite à coup de boule d'acier,
les morceaux de bétons arrachés s'écroulent
lourdement au sol.
D'après mes souvenirs, on trouve à la place,
un carré d'herbe entouré de grillages.
On parle aussi du mème sort pour
un grand parking du centre de Rouen
à ce moment là ...

GBR.

Boitier : Nikon FM2 et film Ilford HP5.

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Avant la faculté de droit ?

1994, tout le quartier autour de la nouvelle
préfecture est en mutation. L'emplacement de
la nouvelle faculté de droit sera avenue Pasteur et le
quartier qui s'y trouve est en cours de démolition.
Bientôt, ce sera le Mont-Riboudet qui changera en profondeur.

Certaines batisses sont encore habitées au début des travaux.
Les batiments ont toutes formes, depuis des logements
communs, des maisons, des commerces, un garage...
Des graffitis, des peintures urbaines sont apparues dans la cité.
Toute une vie temporaire et précaire se crée autour des batisses
vieillottes et condamnées.

Les lieux sont devenus humides, instables et glissants. Il y a
des risques de chutes de gravas, les planchers sont "craquants" .
certains toits n'ont plus de tuiles ainsi ; l'hiver et la pluie
ont infiltré les murs et les planchers en profondeur faisant
leur travail de sape. Des escaliers ont été cassés empêchant
une réoccupation des locaux.
Les lieux dégagent des odeurs fétides, donnant une
nette impression inhospitalière.

Dans l'approche photographique, le sujet se transforme
au fur et à mesure de sa démolition.
Dans les faits, le photographe qui se rend de temps
en temps sur le lieu perçoit la transformation comme
une avancée des gravas et du terrain aplani ; c'est une
vague incontournable qui avance irrémédiablement,
engloutissant définitivement les lieux existants .

Il y a des choses à entrevoir, à ressentir et à comprendre.
Ces "ressentis" se traduisent en ambiance sur l'image.
L'essentiel étant d'éviter le flash et d'utiliser au
maximum la lumière ambiante et les ombres
en faisant des compromis avec l'exposition et les
basses vitesses d'exposition.

Unique dans sa taille et sur sa forme dans Rouen
durant la décennie 90 ; il n'y aura plus d'équivalent
par la suite sur la rive droite, d'un quartier qui
s'est totalement transformé depuis.
La dernière photo montrant les derniers murs à raser...

Matériel : Nikon FM2 et optiques Nikkor.
Films : Ilford FP4.
De Mars à Juillet 1994.

GBR

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1993 : démolition du parking du palais

Quelle surprise en ce premier août 1993, le parking du Palais à côté du Palais de justice commence à être mis en pièces. Vieillot et plutôt laid ; il est nécessaire de redynamiser le centre rive droite. Les "croqueuses" de béton sont en action et le parking se réduit comme peau de chagrin .

Les plaques de béton sont litéralement découpées et désolidarisées des murs porteurs et des poutres .

Les fers à bétons, tels des squelettes laissent apparaitre la structure du batiment .

Fin 1993 ; il ne subsiste plus rien sauf un trou, au fond duquel se trouve les engins de chantier et de la boue ... Certains pensent déjà au trou des halles de Paris .
Qu'en sera-t-il ?

Mars 1994, la chappe et les premières structures du nouveau parking souterrain apparaissent.

Gbr

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L'autre Rouen

Il existe une autre face de la ville, une face dédiée
à l'utilitarisme et aux bilans consolidés de compagnies
internationales. Il s'agit d'un monde du travail fonctionnant
souvent 24 heures sur 24 et par tous les temps.
Un monde basé sur les technologies et les risques industriels ou
tout doit être sous contrôle sous peine de catastrophes.

Cette face commence dès le pont Guillaume Le Conquérant
pour aller jusqu'au fond du port de conteneurs et céréalier
en passant par la pétrochimie et le raffinage.

De part et d'autres du fleuve, des centaines d'images
sont possibles.
Il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un
milieu comportant des risques, de la simple chute au sol ou
dans la Seine en passant par les risques chimiques.
Certains endroits sont impressionnants d'autres sans
intérêts ou certains très graphiques.
Parfois, l'abandon et le délabrement peut attirer
l'œil.
C'est aussi un milieu qui peut être figé pendant des
decennies et muter rapidement.

Il y a de nombreuses façon d'aborder le même sujet ;
de jour, de nuit ; entre sunset et sunrise avec les
variations de couleurs sur les cuves en inox, les éclairages
publics ou de sécurité des installations ; les torchères...

Pour ma part, il s'agit de négatifs Kodak TMX scannés
de la fin des années 80 et début 90.
Prendre des chaussures de "rando" et ne pas y aller
seul, surtout en bordure de quais. Il faut parfois
des autorisations pour certaines zones (douanes) .
Le sujet est à compléter...

GBR .


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1992

14 juillet 1992.
La ville est écrasée par la lumière
et la chaleur et se trouve plongée dans une
profonde torpeur .
En commençant une série d'image avec le
FM2, je ne trouve pas l'inspiration.
Je décide de "prendre de l'altitude" en allant sur la
terrasse d'un des parkings de la ville .
La lumière écrase tout, c'est un vrai défi pour la
cellule du boitier et à main en plus d'avoir des
images exploitables ...
Gbr

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